05.05.2012

Zwischen den Stühlen / Entre deux chaises

     Es ist Frühling und wir stehen wieder unserem alljährlichen Dilemma gegenüber: Sollen  wir unsere Zelte hier abbrechen oder sollen wir versuchen unsere Visa um ein Jahr zu verlängern? Bisher fiel diese Entscheidung immer zugunsten San Diegos aus, nicht zuletzt, weil diese Stadt und ihre Umgebung uns gefallt und unserem Lebensstil einfach sehr entgegenkommt. Und dieses Jahr haben wir ein neues Element zu unserem Dilemma hinzugefügt: Ich habe an der Green-Card Lotterie teilgenommen, in der Hoffnung, diesen wackeligen Status, den wir hier haben, gegen eine stabilere Basis für unser Leben umzutauschen. Aber in erster Linie, damit ich endlich eine Arbeitserlaubnis bekommen und damit eine aktive Teilnehmerin in dieser Gesellschaft werden kann.
     Die ersten Jahre hat es mich nicht wirklich gestört, dass ich nicht arbeiten darf. Ich meine, ich lebe im Paradis und was könnte da schöner sein als Zeit zu haben und die Umgebung genießen. Die Kinder waren kleiner, brauchten mich noch mehr und vor allem brauchten sie meine Hilfe in der Schule. Meine ganz treuen Leser erinnern sich bestimmt noch, wie sehr ich mich in den ersten Jahren an der Schule engagiert hatte, und ich verbringe nach wie vor 4-5 Stunden pro Woche mit ehrenamtlichen Tätigkeiten, meist in den Bibliotheken.
     Aber in den letzten zwei Jahren machte sich mein Wunsch nach einer Veränderung immer dringender bemerkbar. Der Wunsch nach Selbstverwirklichung, dem Gefühl, etwas Sinnvolles zu tun, Anerkennung für meine Arbeit zu bekommen, sei es verbal oder finanziell, ein soziales Umfeld um der Einsamkeit und sozialen Isolation zu entkommen, in der ich mich hier befinde. Das Sozialleben in Amerika ist kompliziert und hyper-organisiert, sehr wenig geht spontan, man muss immer für alles Termine machen und die Leute haben nie Zeit oder sind so sehr  in ihrer Kirche oder ihrem Sportclub engagiert, dass man kaum Freunde findet, wenn man nicht solch einer Vereinigung angehört. Außerdem zeigen die Amerikaner selten ihr wahres Gesicht, vieles ist Schau und Fassade und damit kann ich persönlich sehr schlecht umgehen, ich bin eben nicht der Party/SmallTalk Typ.
     Bei den Kindern sieht das etwas anders aus! Die längste Zeit ihres Lebens, an die sie sich erinnern, haben sie hier verbracht. Hier kennen sie sich aus, hier haben sie ihre Freunde und Englisch ist inzwischen ( trotz all unserer Mühe ihre Muttersprachen zu erhalten) die Sprache geworden,die sie am besten beherrschen. Obwohl wir ihnen kein sehr stabiles Zuhause bieten, so ist das ihr einziges "Home", das sie kennen.
     Benoit fühlt sich in seiner Firma im Grunde wohl, alle sind nett, das Geld stimmt und die Arbeit ist okay. Er kann jede Woche zweimal segeln gehen und das Wetter ist meistens gut, so dass man viel draußen sein kann. Aber irgendwie fehlt ihm eine Herausforderung, die Arbeit ist oft langweilig und auch ihm fehlen die Freunde und die Familie. Und vor allem ein Projekt, an dem er rumwursteln kann.
     So sind wir also nach vielen Gesprächen, bei denen wir mal unser Unwohlsein ans Tageslicht gebracht haben,  zu dem Schluss gekommen, dass endlich etwas passieren muss! Dass wir unser Schicksal selber in die Hand nehmen wollen und dass wir am besten unsere Zelte hier abbrechen und  zurückgehen - nach Kanada. Heimatland meiner 3 Männer und meine einstmalige Wahlheimat, wo uns niemand rauswerfen kann, wo wir dazugehören, wo wir Familie und Freunde haben und nicht konstant mit der Kultur auf Kriegsfuß stehen. Wo unsere Kinder eine bessere Schulbildung bekommen können und ich wieder aktiv am Leben teilhaben kann. Wo Benoit auf unserem Grundstück seiner Kreativität freien Lauf lassen kann. Aber auch, wo es 6 Monate Winter ist und wir wieder zwischen Ziegel und Asphalt leben müssen, wo uns im Sommer die Moskitos stechen und es im Winter nur importiertes Obst gibt! Seufz! Schwere Entscheidung.

Its so hard to leave Paradise! Es sei denn... ich gewinne die Lotterie! Was dann? Was meint ihr?

     C'est le printemps et, comme chaque année, on se trouve face à notre dilemme: partir ou renouveller les Visas et rester encore un an? Jusque maintenant, la décision a toujours été prise en faveur de San Diego. Surtout parce que cette ville nous plait et elle constitue un excellent cadre pour notre style de vie. et cette année, on a ajouté un nouvel élément à notre dilemme. J'ai participé à la lotterie pour la carte verte. D'abord dans l'espoir de remplacer notre statut précaire par une situation plus stable, mais surtout pour recevoir un permis de travail qui me donnerait accès - enfin! à une place acive dans cette société.
     Au debut, cela ne m'a pas trop dérangé de ne pas pouvoir travailler. Après tout, je vis au paradis et quèst-ce qui pourrait etre plus beau que d'avoir le temps d'en profiter! Les enfants étaient plus petits et ils avaient besoin de moi bien plus que maintenant. Ils avaient besoin de mon aide pour l'école et mes lecteurs les plus fidèles se souviennent certainement de mon implication à l'école lors des premières années. Et j'y passe encore 4-5 heures par semaines à faire du bénévolat, surtout dans les ibliothèques.
     Mais au cours des deux dernières années, mon désir d'un changement s'est fait de plus ne plus sentir. Le besoin de m'Accomplir, de faire quelque chose d'utile, de recevoir de l'appréciation pour mon travail que ce soit verbalement ou financièrement et aussi pour trouver un cercle social pour échapper à ma solitude et mon isolement social. La vie social au USA est très compliquée et hyper organisé. Rien ne va spontanément et il faut prendre des rdv partout. Les gens ont peu de temps ou ils sont tellement engagé das leur église ou leur club de sport que cest presque impossible de faire des amis si l'on ne fait pas parti dune telle association. n plus, les Américains montrent rarement leur vrai visage, mais plutôt une façade difficile à percer. C'est une chose plutôt difficle pour moi, je ne suis simplement pas le genre party girl et small talk.
     Pour les enfants , c'est une autre histoire. C'est ici qu'ils ont passé le plus de temps dont ils se suviennent. C'est ici qu'ils ont les amis et l'Anglais est devenu la langue quils maitrisent mieux (malgré nos effort de conserver leur langues maternelles). Et même si l'on ne leur offre pas un chez-eux très stable, c'est le seule "home" qu'ils connaissent.
     Benoit se plait à son travail, tout le monde est gentil, l'argent est correct et le boulot est ok. Il pet aller faire la voile deux fois par semaine et la plupart du temps il fait beau ce qui permet de passer beaucoup de temps à l'extérieur. Mais lui aussi s'ennuie. Il lui manque un défi, la famille et les amis et surtout un projet ou il pourrait bricoler à sa guise.
     Alors, au cours de plusieurs conversations ou l'on a jeté de la lumière sur nos malaises, on a décidé qu'il était temps d'agir. Qu'il fallait lever le camp ici et partir, retourner au Canada. La patrie de mes hommes et ma patrie de choix pendant plusieurs années. Un endroit ou personne ne peut nous mettre dehors, ou nous faisons fait parti, ou nous avons de la famille et des amis et ou nous ne sommes pas en conflit constant avec la culture! Ou nos enfants recevront une meilleure éducation scolaire et moi je pourrais participer à la vie active. Ou Benoit peut s'adonner àcoeur joie à ses projets créatives sur notre terrain. Mais aussi ou il fera l'hiver pendant 6 mois et ou on devra vivre parmi briques et asphalt. Ou l'on se fait piquer par les moustiques en été et ou tous les fruits en hiver sont importés. Soupir! Quelle décision difficile!

It's so hard to leave paradise! A moins... que je gagne la lotterie! Mais quoi alors? Que pensez-vous?



Should we stay or should we go?

   

Kommentare:

  1. Le changement c'est maintenant ...! Pour reprendre un slogan qui a fait ses preuves ! Je te souhaite quand même d obtenir la green card car je sais que tu tiens à ton paradis !
    Des bises et je t écris bientôt !

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  2. Nous aussi nous faisons la loterie, mais malheureusement, ce n'est pas pour nous cette année....
    bon courage dans vos choix, difficiles où il faut penser à tout le monde...
    En tout cas, quelle expérience! quelle chance d'avoir vécu ça! je vous admire.
    bises. Laure-Anne

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  3. Bisous ma belle... On est heureux partout dès l'instant que l'on sais pourquoi on y est.
    Moi j'ai choisi, et j'en suis heureuse.
    Je t'embrasse - Nath

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  4. Merci pour vos encouragements!!! On a commence a regarder pour les logements hier. C'est un desastre. Montreal semble avoir pris une envolee incroyable dans l'immoblilier. Pour les loyers la-bas, on pourrais se loger a La Jolla (pour ceux qui ne savent pas, c'est l'endroit le plus riche de la ville au bord de la mer) sous le soleil eternel de la Californie. Et dans un pays ou c'est l'hiver "sauf au mois de juillet", c'est dur s'imaginer de vivre dans un taudis.Wouaaahhhh!

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